SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
UN MARIAGE MAL VECU PAR LES CONSOMMATEURSLes animaux sont des êtres vivants. A ce titre, ils sont, tout comme nous, sujets aux maladies et épidémies. C’est pourquoi, ils doivent faire l’objet d’un suivi sanitaire d’autant plus rigoureux que leur production est destinée à la consommation humaine. Les pathologies développées par les animaux ressemblent à celles des enfants et adolescents. Elles sont, le plus souvent, d’ordre respiratoire ou digestif. L’absence de traitement préventif ou curatif entraînerait souffrance et mortalité pour les sujets malades.
LE PRINCIPE DE PRECAUTIONPour limités que soient ces traitements, ils n’en font pas moins peur aux consommateurs qui s’interrogent sur les risques encourus en consommant ces produits. Tout aliment contenant un médicament, même en petite quantité, est considéré comme médicament. Les réglementations sanitaires européennes et françaises sont, à ce sujet, précises et reposent sur le principe de précaution. Chaque médicament fait l’objet d’une autorisation de mise au marché qui détermine le délai d’attente, c’est-à-dire la période minimale séparant l’arrêt du traitement de l’abattage. Ce délai est fixé par une commission de médecins et de vétérinaires, contrôlée par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Cette commission est chargée d’analyser les conséquences des résidus médicamenteux sur l’homme. Elle fixe aussi le seuil maximum des résidus pouvant être ingérés : la dose journalière admissible. Les coefficients de sécurité retenus sont tels qu’ils ne doivent jamais être atteints. Seuls les vétérinaires sont autorisés à prescrire des médicaments.
Lien : Bonnes pratiques de fabrication des aliments médicamenteux