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SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

Les médicaments dans l'aliment

 

 

UN MARIAGE MAL VECU PAR LES CONSOMMATEURS

Les animaux sont des êtres vivants. A ce titre, ils sont, tout comme nous, sujets aux maladies et épidémies. C’est pourquoi, ils doivent faire l’objet d’un suivi sanitaire d’autant plus rigoureux que leur production est destinée à la consommation humaine. Les pathologies développées par les animaux ressemblent à celles des enfants et adolescents. Elles sont, le plus souvent, d’ordre respiratoire ou digestif. L’absence de traitement préventif ou curatif entraînerait souffrance et mortalité pour les sujets malades.Toute la difficulté consiste à faire accepter ces traitements par les animaux qui n’apprécient ni les piqûres, ni les produits dont le goût ne leur convient pas. Devant l’impossibilité de faire avaler quoi que ce soit de force à un animal, il convient de ruser en incorporant les médicaments dans leur aliment et dans leur boisson. De par la réglementation en vigueur, tout aliment contenant un médicament, même en petite quantité, est considéré comme médicament. Ainsi un sac de 5 kg d’aliments contenant 2 g d’aspirine doit-il être dénommé “médicament” et ne pas se limiter à la simple mention “aliment médicamenteux”. Une rigueur que l’homme curieusement ne s’applique pas : 2 gouttes de vin dans un litre d’eau n’en font pas une bouteille d’alcool et pourtant les proportions sont similaires !

 

  LE PRINCIPE DE PRECAUTION

Pour limités que soient ces traitements, ils n’en font pas moins peur aux consommateurs qui s’interrogent sur les risques encourus en consommant ces produits. Tout aliment contenant un médicament, même en petite quantité, est considéré comme médicament. Les réglementations sanitaires européennes et françaises sont, à ce sujet, précises et reposent sur le principe de précaution. Chaque médicament fait l’objet d’une autorisation de mise au marché qui détermine le délai d’attente, c’est-à-dire la période minimale séparant l’arrêt du traitement de l’abattage. Ce délai est fixé par une commission de médecins et de vétérinaires, contrôlée par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Cette commission est chargée d’analyser les conséquences des résidus médicamenteux sur l’homme. Elle fixe aussi le seuil maximum des résidus pouvant être ingérés : la dose journalière admissible. Les coefficients de sécurité retenus sont tels qu’ils ne doivent jamais être atteints. Seuls les vétérinaires sont autorisés à prescrire des médicaments. L’ensemble de cette réglementation limite l’utilisation des médicaments en élevage. A titre d’exemple, un porc, de sa naissance à l’abattage (environ 6 mois) ne consommera en moyenne que 3 euros de médicaments, soit à peine le prix de 2 boîtes d‘aspirine !
Puissions-nous être aussi raisonnables !


Lien : Bonnes pratiques de fabrication des aliments médicamenteux


Mis à jour le 16/09/2009