Lors de la porte ouverte du vendredi 25 février dernier, 800 personnes ont fait le déplacement pour découvrir le nouveau Gaec de Carquitté.
Bovin : porte ouverte au Gaec de Carquitté, à Hillion (22)
Une évolution conciliant conditions de travail, optimisation de production et pérennité
Joseph et Bernard Le Corguillé, associés du Gaec de Carquitté à Hillion dans les Côtes-d’Armor, exploitaient, avec un salarié, 85 hectares pour 465 000 litres de lait et 140 truies naisseur–engraisseur. Leur jeune voisin, Hervé Guinard, produisait seul 250 000 litres de lait sur 50 hectares. En 2008, les uns s’interrogeaient sur le manque de main-d’œuvre, l’autre sur la pérennité de son exploitation. L’idée d’une association leur est venue et après deux ans d’étude et de réflexion, le nouveau Gaec de Carquitté est né.
L’objectif des associés est triple :
Produire le quota de 725 000 litres de lait avec le même système d’alimentation (voir ration d’hiver). Ration à l’auge équilibrée selon la production moyenne, avec complémentation individuelle pour valoriser le potentiel génétique des animaux et des fourrages. Ensuite, exploiter le pâturage accessible autour du bâtiment.
Réaliser, à partir du bâtiment existant, une extension de 18 mètres pour passer de 60 à 83 logettes et préparer l’aire des robots.
Adapter un système de traite plus simple et surtout moins gourmand en main-d’œuvre : «nous étions arrivés à 4 heures de traite par jour, ce n’était pas une solution tenable».
Leur réflexion les a rapidement menés vers le Robot. Ensuite, ils ont fait le choix du nombre de stalles. Une seule était possible, mais sans marge de manœuvre.
Ils ont privilégié deux stalles pour trois raisons :
Sécuriser la traite. En effet, en cas de panne, les vaches seront toutes traites, donc pas de stress.
Garder une alimentation avec une part de pâturage importante au printemps et même à l’automne. Ce qui implique moins de temps de présence dans le bâtiment.
Anticiper les possibles évolutions de l’exploitation.
«Après dix mois de fonctionnement, nous sommes satisfaits de notre outil de production, remarquent les associés. Autant de présence, mais beaucoup moins de contraintes liées à la traite. Nous avons plus de temps d’observation du troupeau. La mise en route s’est bien déroulée, le troupeau a bien répondu au plan d’alimentation spécifique Robot mis en place par Jean-François Le Floch, technicien Ruminants. En effet, nous faisons une ration à l’auge équilibrée 6 à 8 kg en dessous de la production moyenne. Ensuite, deux plans de complémentation sont réalisés avec deux aliments«Robot» : un premier Primipares et un second Multipares».