SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Producteur de lait à Herbignac (44) depuis plus de 20 ans et installé en Gaec avec Yohann Mahé depuis 2005 (Gaec de la Chalandière), Jean-Michel Anger aime son métier par-dessus tout et il entend le faire savoir. Pour nourrir son troupeau – 60 vaches Prim’holstein (498 000 l de quota/an) et une vingtaine de vaches allaitantes – cet éleveur, à la fois soucieux de l’environnement et de la sauvegarde des races (notamment la Nantaise, race à faible effectif), dispose de 120 hectares*.
Soucieux d’aller toujours plus loin dans sa démarche, Jean-Michel Anger propose également dans la vitrine réfrigérée du distributeur un choix étendu de desserts à base de lait cru (riz au lait nature, au beurre salé de Guérande, semoule, fars bretons, crèmes) sous le label «Lait-Saveurs». «C’est un restaurateur local (Hôtel-Restaurant les Bruyères) qui fabrique ces desserts à partir du lait que je lui livre la veille. Mon souhait est de développer cette gamme et de la faire connaître auprès d’un large public et aussi de traiteurs de la région. Pour ce faire, je m’occupe moi-même des démarches et comme nous travaillons essentiellement sur commande à l’occasion des colloques, assemblées générales, journées techniques, il n’y a pas d’invendus. Sur le plan financier, le seuil de rentabilité est actuellement de 50 litres/jour et il est déjà pratiquement atteint, exception faite de quelques fluctuations conjoncturelles (météo) que nous ne maîtrisons pas.»
Présent tous les samedis matins devant le distributeur, Jean-Michel propose des animations et une dégustation de chocolat chaud. «Une façon bien agréable de se faire connaître et de faire connaître sa gamme de desserts.» Depuis peu, un nouveau service est proposé aux clients. La clé électronique. «Ce service fonctionne sur le même principe que Monéo, le portefeuille électronique.» Une centaine de clés sont actuellement en service et des dépôts permettent de s’en procurer chez les commerçants qui le souhaitent dans un rayon de 7 à 10 kilomètres. Le but final étant d’élargir le périmètre et d’implanter de nouveaux distributeurs dans d’autres communes.
Comme le reconnaît Jean-Michel Anger, «le plus gros du travail se fait à la ferme. C’est environ 1 heure à 1 heure 30 de travail en plus par jour. Mais le jeu en vaut la chandelle et c’est vraiment avec enthousiasme que j’entends poursuivre cette action.»