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SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

ENVIBIO : valoriser les exploitations situées sur les bassins versants contentieux

 


Grenelle de l’environnement et contraintes européennes obligent, les exploitations agricoles vont devoir réduire leurs consommations d’intrants, notamment sur les bassins versants contentieux. Toute la difficulté pour les exploitations concernées sera alors de trouver le meilleur équilibre entre intrants et produits financiers issus de cultures.

D’où l’idée du Gouessant, engagé dans l’agriculture biologique avec sa filiale spécialisée UFAB, de proposer une alternative à ce problème.
C’est tout le sens de la démarche ENVIBIO officiellement lancée le 13 mai dernier à Lamballe en présence des responsables et des commerciaux des services impliqués dans cette démarche : Agrofourniture, Collecte, Environnement et activité Pondeuses bio.

Pour Gwenaël Ménoret (Le Gouessant) et Carine Maret (UFAB), les deux animateurs du projet, «il s’agit très clairement de transformer des contraintes environnementales en atouts en proposant aux producteurs de passer du conventionnel… au bio.» Les céréales conventionnelles des bassins versants contentieux sont produites avec moins d’azote et moins de produits phytosanitaires, mais finissent aujourd’hui dans le même circuit que les autres. En franchissant le pas de la bio, les producteurs offrent une nouvelle valorisation à leur produit et s’inscrivent dans une démarche d’innovations techniques.
«Dans un marché ‘‘bio’’ en plein essor (le marché alimentaire bio progresse de 10 % par an en France depuis dix ans), nous proposons tout simplement de convertir des cultures en bio pour les exploitants qui en expriment le souhait en assurant un débouché pour ces céréales», explique Carine Maret. Les agriculteurs intéressés auront la possibilité de bénéficier d’un soutien financier public de 200 €/ha pendant cinq ans (MAE conversion).
Une démarche qui s’inscrit parfaitement dans la stratégie de l’agriculture biologique et du Grenelle de l’environnement, dont l’objectif est de tripler les surfaces actuelles cultivées en bio à l’horizon 2012. 

L’UFAB recherche des surfaces de céréales bio

Pour l’heure, il est vrai, les capacités d’approvisionnement en céréales bio sont nettement insuffisantes à l’échelle nationale. D’où l’obligation pour les entreprises concernées d’importer de la matière première.

Face à une activité en forte croissance (37 000 tonnes en 2009 contre 27 500 tonnes en 2008), les besoins en céréales bio de l’UFAB augmentent considérablement. «Pour rester cohérents avec les principes de l’agriculture biologique, nous nous devons d’utiliser majoritairement des céréales provenant des régions proches des élevages ou du moins du territoire national.» Du coup, le Gouessant a décidé d’encourager ses adhérents à participer au développement de nouvelles techniques culturales en accord avec la demande sociétale actuelle.
C’est la tâche qui vient d’être confiée aux vingt commerciaux de l’Agrofourniture avec le soutien de Jérôme Bodin, titulaire d’une licence professionnelle en agriculture biologique et nouvellement recruté en qualité de technicien culture bio UFAB.
«Grâce à une filière complète, de la mise en culture à la transformation et à l’élevage, en passant par la collecte, le Gouessant et sa filiale Ufab sont les seuls en Bretagne à proposer un accompagnement permanent et des débouchés. En clair, résume Gwenaël Ménoret, les agriculteurs qui choisiront d’opter pour la démarche ENVIBIO bénéficieront à la fois du soutien et de l’expertise des techniciens de Gouessant et de l’Ufab tout au long de leur engagement. Les réponses aux questions techniques, économiques, juridiques, environnementales, logistiques et commerciales pourront être apportées par une seule interface. En résumé de A à Z !»

Seul problème aujourd’hui : la pénurie de surfaces bio. «Pour faire face à la progression de la demande, nous sommes à la recherche de surfaces de céréales cultivées en mode de production biologique», explique Carine Maret, dont l’objectif immédiat est de trouver 1 000 hectares de surface bio. Soit 5 % de la surface actuellement contrôlée par le service Agrofourniture (alors que la moyenne nationale n’est que de 2 %).

Pour les deux animateurs d’ENVIBIO, il ne s’agit pas d’opposer le système conventionnel au système bio, mais bien d’assurer leur complémentarité. Ce qui doit, in fine, faire émerger un produit valorisé.

Gwenaël Ménoret et Carine Maret

Gwenaël Ménoret et Carine Maret


Mis à jour le 13/08/2009