SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Tout comme pour les phytosanitaires, les factures concernant l’achat de semences de maïs vont s’enrichir d’une ligne supplémentaire. Il s’agit de la nouvelle redevance «Contribution volontaire obligatoire» (CVO) destinée à financer les producteurs de maïs victimes de la chrysomèle (ou, plus savamment, le Diabrotica virgifera virgifera).
L’objet de cet accord, initié par les maïsiculteurs, est d’indemniser les producteurs de maïs concernés par la lutte obligatoire contre la chrysomèle, pour lesquels les dommages économiques induits sont très importants, alors même qu’ils constituent une «barrière» à l’installation de ce ravageur sur le reste du territoire. Le risque d’introduction par foyer pèse sur l’ensemble de la sole maïs française en raison de la présence permanente de l’insecte en Europe Centrale et de l’Est et des nombreux foyers apparus en France en 2009 dans les régions Alsace, Bourgogne et Rhône-Alpes. L’accord interprofessionnel a désigné le GNIS comme organisme gestionnaire du mécanisme de solidarité. Il prévoit le prélèvement d’une cotisation assise sur les ventes de semences, à la charge des producteurs de maïs, qui sera réalisé par les distributeurs au moment de la vente des semences.
Pour la campagne 2009/2010, le montant de la cotisation est fixé à 1 euro par dose de 50 000 graines. Dans chaque région où la lutte contre la chrysomèle aura été instaurée, une commission mise en place par la chambre régionale d’Agriculture sera chargée d’instruire les dossiers de demande d’indemnisation présentés par les producteurs de maïs.