SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Le poste de Carine Guérin a été créé en même temps que l’activité Aliment Porcelet, il y a huit ans. Une fonction qui implique un relationnel important avec les éleveurs. Un travail qu’elle apprécie et organise à sa façon.
Une fois la commande prise, si elle est supérieure à une tonne, Carine en gère le transport pour la partie vrac. En-dessous de ce poids, la commande est prise par les opératrices Commandes du service Logistique, et c’est Denis Lenoir qui organise les tournées pour les sacs.
Carine travaille avec Jean-Marc et Patrick des Transports Bouvet, qui ont chacun un camion dédié au 1er âge. « J’organise les tournées en fonction des zones de livraison et des jours qui leurs sont réservés. Par exemple, les éleveurs du Sud-Finistère sont livrés le mercredi, ceux du Nord-Finistère les mardi et vendredi. Je dois rentabiliser au maximum les camions. Je négocie les tours avec les chauffeurs. C’est l’avantage de prendre les commandes et de préparer les tournées. Je sais tout de suite si une livraison est possible ou non. J’essaie de ne pas laisser un client à sec. Au mieux, je le dépanne avec des sacs ou un autre produit que celui qu’il commande habituellement. Et si mes deux transporteurs ne peuvent pas le livrer, je m’arrange avec le Trafic. »
Appel d’un client : L’éleveur blague, Carine rit et prend le temps de lui parler avant de prendre la commande. « On parle d’autre chose que du cochon ou de la crise. Surtout des sujets qui détendent pour leur changer les idées, souligne-t-elle. Parfois, je vais être la seule personne avec qui ils vont avoir un contact dans la journée. Le plus difficile, c’est quand la conjoncture n’est pas bonne. Ils sont alors assez moroses, se plaignent de travailler et de ne pas gagner d’argent ou d’en perdre. Il y en a qui aiment discuter. Comme je peux m’organiser tout au long de la journée, ceux-là, je les appelle dans les moments creux pour qu’ils ne se vexent pas si je ne peux pas, dans l’instant, prendre le temps de leur répondre. Je reconnais tous mes clients à leur voix. Je ne leur demande jamais leur numéro d’adhérent. Pour faire ce travail, il faut avoir une bonne mémoire. Il faut aussi être patiente, aimable, bien connaître les produits, connaître le fonctionnement et la gestion d’un élevage. En même temps, les éleveurs me rendent ce que je leur transmets et sont, dans l’ensemble, toujours très sympathiques. »