SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Anne-Françoise Aignel, entrée au Gouessant en 1998, manie les chiffres pour les transformer en courbes, graphiques, cartes et autres tableaux qui aident les responsables à prendre des décisions stratégiques, quel que soit leurs domaines : suivi des ventes d’aliments, préparation d’une campagne de prospection, découpage commercial, étude des comportements d’achats…
Avant de commencer un travail, Anne-Françoise collecte toutes les informations et les chiffres qui l’intéressent. Ensuite, elle exploite, à l’aide de logiciels (Excel, Access, Xlstat ou le logiciel de cartographie), les données qu’elle analyse. Elle choisit, parmi les méthodes statistiques, celles qui lui permettront de rendre ces données plus pertinentes, de les synthétiser sous forme de tableaux, de cartes, de graphiques… « Mon travail permet d’exploiter toutes les données dont dispose l’entreprise et qui ne serviraient pas à grand-chose si personne n’était là pour les exploiter. Et plus les années passent, plus nous disposons d’informations qu’il faut combiner en les rapprochant les unes des autres pour en tirer le meilleur profit. »
Le métier de statisticien nécessite d’être curieux et rigoureux. « Je dois être sûre de la fiabilité des données en les contrôlant par tous les moyens. Il n’y a pas de place à l’à-peu-près. Mes informations proviennent essentiellement de l’AS400. Quand je n’ai pas les données, je les cherche auprès de l’INSEE ou sur Internet. Je triture les chiffres, les croise pour leur apporter de la valeur ajoutée et ainsi permettre à l’entreprise d’avancer. Je peux, par exemple, croiser des données sociodémographiques (âge, situation géographique, activité professionnelle) avec les ventes…»
« Partir d’une donnée ou d’un chiffre brut qui n’a aucun sens et lui apporter de la clarté. C’est satisfaisant de savoir que vous rendez un travail utile, qui fait avancer d’autres personnes. Ce qui est également intéressant, c’est que ça évolue tout le temps. J’ai bien sûr des dossiers répétitifs, mais aussi régulièrement de nouveaux, avec de plus en plus de nouveaux outils, de nouvelles données, des gens plus formés et plus habitués à ces outils. Par exemple, le logiciel de cartographie a été acheté à la demande du directeur de l’activité Ruminants. Je travaille avec beaucoup de salariés de différents services. C’est un métier très transversal, ce qui me permet d’avoir une très bonne connaissance de l’entreprise et de ses filiales. »
« Quand la personne qui m’a demandé un travail ne me répond pas. J’ai l’impression d’avoir passé du temps à créer quelque chose qui n’intéresse personne. Heureusement, si ça arrive, le travail finit par servir à un moment donné. Autre inconvénient : les débuts d’année, souvent très chargés car je dois réaliser plein de synthèses sur l’année précédente, tout étant prête pour repartir sur la nouvelle année. »